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Web2ForDev 2007 was the first conference devoted to exploring the ways in which international development stakeholders can take advantage of the technical and organizational opportunities provided by Web 2.0 methods, approaches and applications.

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Le tradenet.biz est une adaptation parfaite des TIC aux besoins du monde agricole. Selon Mark Davies, qui fait la promotion de cet outil à travers 13 pays de l’Afrique de l’Ouest, ce service constitue une réponse au besoin d’information des commerçants sur les prix des produits agricoles dans cette partie de l’Afrique.

Il s’agit d’un système de gestion d’information à partir d’une plate-forme électronique qui permet aux abonnés d’avoir connaissance des prix des produits agricoles, de proposer ou d’obtenir une offre d’achat ou de vente à travers un téléchargement de messages par SMS. ‘’Dans ces pays, l’accès aux prix des produits agricoles est très complexe et frustrant. Nous avons donc essayé de réfléchir à un modèle d’outil qui permette aux commerçants de pouvoir rentabiliser leurs activités grâce à l’information glanée sur les marchés », explique-t-il.

Le système enregistre déjà quelques succès dans certains pays comme le Nigéria, le Ghana et la Côte d’Ivoire. En trois ans, tradenet.biz a mis en réseau plus de 5000 commerçants de produits agricoles. 60 250 informations ont été diffusées à travers le réseau.

« 43 millions de dollars ont été gagnés grâce à l’utilisation de ces outils », précise Marck Davies qui reconnaît cependant la nécessité d’améliorer ce système d’information. Cette amélioration concerne notamment la fluidité dans le prélèvement et le traitement des prix sur les marchés, le renforcement du processus participatif et la mise en confiance des communautés qui hésitent encore à adhérer au réseau. « Je pense que le Sms peut devenir un outil de transaction intéressant et efficace en Afrique. Nous sommes à l’étape de balbutiement et il nous faut encore un peu de temps pour mesurer l’impact réel de cet outil sur les bénéficiaires », estime Mark Davies.

Gnona Afangbédji

La bourse de commerce agricole du Kenya (KACE) est une société du secteur privé, lancée en 1997, qui facilite les échanges entre vendeurs et acheteurs de produits agricoles par la mise à disposition d’informations appropriées et des opportunités de vente.

Cette bourse qui a été présentée au premier jour de la conférence Web2fordev à Rome, s’appuie sur des technologies de l’information et de communication pour proposer aux fermiers, acheteurs et vendeurs, les prix des différents produits disponibles sur les marchés.

Et pour Wycliffe Ochieng, responsable du KACE, l’objectif de la bourse est d’être une bourse du commerce facilitant des échanges et offrant diverses possibilités autour des produits agricoles sur les marchés kenyans, régionaux et internationaux.
Elle a élaboré différentes stratégies, avec notamment la mise en place de points d’information agricole dans les marchés (MIP).

Selon Ochieng, les MIP sont des kiosques d’information situés aux centres des marchés ruraux. Ils ne disposent pas d’énergie électrique ni des services de téléphonie fixe. Ces kiosques proposent aux fermiers, aux vendeurs et acheteurs des informations sur les prix des différents produits agricoles tels que le maïs, le haricot, la pomme de terre et la tomate, et sur la disponibilité de ces produits.

« Nous avons actuellement au Kenya une dizaine de MIP et nous projetons d’en installer dans toutes les zones agricoles du pays », a expliqué Ochieng.
Les MIP sont sous le contrôle des centres d’information du marché (MIC). Ces derniers sont équipés de matériel informatique avec un accès à internet. Ils ont aussi des téléphones mobiles et un fax. Les MIC reçoivent les informations qui sont ensuite imprimées et distribuées aux MIP.

La bourse a développé un service d’envoi et de réception de messages court, SMS, par le téléphone portable.

« Nous avons lancé ce service avec le soutien le Safaricom, un principal fournisseur de service de téléphone portable au Kenya et nous sommes en négociation avec un deuxième fournisseur de service de téléphonie mobile dans le pays dans le souci d’étendre la liste des abonnées à ce service », a dit Ochieng

Les bénéficiaires du système sont des fermiers, basés dans toutes les régions du pays, qui s’abonnent aux cours des matières premières de différents marchés.
L’utilisateur reçoit et paye les messages de SMS au fournisseur de service. Un service qualifié de « facile », « fiable », « commode » et peu coûteux.

Dans le souci de répondre aux besoins des clients, Wycliffe Ochieng a souligné que le KACE a également développé une ligne téléphonique verte qui permet aux utilisateurs d’avoir accès à l’information du marché par la messagerie vocale.

« Ce service est disponible en anglais et en Kiswahili et les appelant sont guidés par un menu préenregistré pour accéder à l’information », a-t-il dit.

La bourse de commerce agricole du Kenya tisse ainsi le lien entre les fermiers et les acteurs du monde agricole par le biais des nouveaux outils technologiques.

interview-wycliffe-ochieng-kace-kenya.mp3

Noel Tadegnon