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Web2ForDev 2007 was the first conference devoted to exploring the ways in which international development stakeholders can take advantage of the technical and organizational opportunities provided by Web 2.0 methods, approaches and applications.

All information about the conference: www.web2fordev.net.

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Toutes les informations à propos de la conférence: www.web2fordev.net.

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Une conversation avec Giacomo Rambaldi du CTA nous a permis de savoir comment les organisateurs pensent capturer les impressions des participants.

La conférence a débuté il y a deux jours, avez-vous une idée des premiers retours des participants ?
« Democracy wall » a été mis en place au cours de cette conférence pour stimuler des réactions bien précises. Comme, vous allez le constater, sur le tableau placé à l’entrée de la Green Room, il y a un certain nombre de questions pour les participants et nous attendons leurs réponses. « J’ai appris, j’ai senti, j’ai découvert, j’aimerais suggérer, etc ». Cela permet donc à n’importe qui de réagir de façon indépendante, notamment à ceux qui ont du mal à parler en public.

Pour les organisateurs, ces messages sont très importants parce qu’ils permettent d’avoir une idée de la manière dont les participants perçoivent la conférence. C’est aussi valable pour les travaux en atelier. A la fin de la journée, on se réunit autour des résultats et on fait un exercice de catégorisation et de classement des préoccupations par ordre d’importance. Les résultats sont ensuite transférés sur le wiki de la conférence. Democracy wall permet donc d’avoir une compréhension des réactions et de faire, dans la mesure du possible, les adaptations nécessaires au déroulement de la conférence.

Est-ce que cela a déjà donné les résultats escomptés ?
Le bilan est encore un peu mitigé car nous avions installé le dispositif assez tardivement pour la pré-conférence. Il y a eu quelques réactions, certes. Mais je crois que c’est progressivement que les gens vont se familiariser avec cet outil.

Avec l’usage des outils virtuels participatifs, ne pensez-vous pas que « Democracy wall » peut se présenter comme une méthode de communication un peu dépassée ?
Quand on « virtualise » tout, on est parfois très loin de la réalité. Il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas venues avec leur ordinateur portable. D’autres qui ont amené leur portatif n’ont pas tous accès à l’Internet. Il faut donc donner la chance à tout le monde de s’exprimer.

L’usage des deux canaux est important. De plus, « Democracy wall » a l’avantage de capter juste en quelques mots l’idée des participants alors que sur les blogs, les gens écrivent sur plusieurs lignes. C’est donc plus facile pour nous de regrouper les informations à travers le « Democracy wall ». 

Réalisation Gnona Afangbédji

Interview audio

Afin de ne pas faire de laissés-pour-compte, l’organisation de la conférence web2fordev a mis les petits plats dans les grands en créant des espaces parallèles d’échanges au profit des participants. « Open space » et « Democracy wall » constituent deux créneaux d’expression libre pour enrichir le débat sur le Web2 et son intégration dans les problématiques liées au développement à la base.

« Open space » ou espace ouvert, est une forme de non conférence qui offre la possibilité aux participants de proposer des sessions sur les thèmes qui ne sont pas prévus dans le cours de la conférence, de présenter des sujets ou de poser des questions auxquelles n’importe quel participant pourrait apporter si possible des réponses. Selon Lucie Lamoureux, cheville ouvrière de « l’Open space » de la conférence, l’espace n’a pas besoin d’un présentateur. « Chaque personne qui dispose des compétences pour approcher une question devient un expert en soi », explique-t-elle. Pour la première journée de la conférence, une vingtaine de sujets est déjà affichée tels que le partage de la position de l’Association cotonnière africaine sur le problème du coton africain, le projet d’un ordinateur pour chaque enfant, ou encore l’appropriation des outils Web2 par les communautés de pêcheurs.

L’intérêt pour l’espace ouvert s’est manifesté, bien avant la conférence à travers une liste électronique à partir de laquelle, plusieurs participants ont exprimé leur désir de se prononcer sur diverses questions.
« Democracy wall », qui partage le même souci d’ouverture que l’espace ouvert, vise surtout à recueillir les sentiments, les questions, les opinions et surtout les attentes des participants de la conférence.

Le principe consiste à mettre en place un vaste tableau sur lequel le participant qui le désire pourra cocher un mot suivant les rubriques que les organisateurs ont créée. Giacomo Rambaldi du CTA, l’un des animateurs de la conférence, explique qu’il s’agit d’un outil destiné notamment à certains participants qui n’ont pas le courage, l’habitude ou la chance de parler, au cours des sessions plénières.

Bien que les deux outils n’empruntent pas les nouvelles technologies, il s’agit d’un pont que les organisateurs ont voulu faire entre le physique et le virtuel afin de faire de l’approche participative, le leitmotiv de la conférence.

Listen also to Lucie Lamoureux (Bellanet) on the Open space concept