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to the web2fordev blog - sur le blogue web2pourdev!

Web2ForDev 2007 was the first conference devoted to exploring the ways in which international development stakeholders can take advantage of the technical and organizational opportunities provided by Web 2.0 methods, approaches and applications.

All information about the conference: www.web2fordev.net.

Check out the archive for a complete overview of all posts.

Toutes les informations à propos de la conférence: www.web2fordev.net.

www.flickr.com
More photos from the web2fordev conference

Interview with Dr. Hansjörg Neun, Director CTA.

http://www.youtube.com/watch?v=8-dkP_vSUDk


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At the Web2forDev conference, everyone has been saying that it’s not about the technology – it’s about the people. It’s about what people can do with the technology – and what ‘mash-ups’ of tools and approaches are appropriate and really working.

I came to this conference to find people who are really doing participatory web – not just using the technology, but facilitating real empowerment and positive change. Our plan at IIED is to co-publish with CTA a special issue of the Participatory Learning and Action series on participatory web for development – so I needed to find real examples.

Well, yesterday I was lucky enough to see Ednah Karamagi give her presentation, Enhancing Knowledge Sharing in the Rural Community through Adoption of Web 2.0 tools.  

I felt like I had found a magic bean.  Ednah works for a Ugandan NGO, Busoga Rural Open Source & Development (BROSDI). It’s a not-for-profit organisation that works with government and civil society in improving rural livelihoods. Within BROSDI is a project called Collecting and Exchanging of Local Agriculture Content (CELAC).                       

Both BROSDI and CELAC project make extensive use of Web 2.0 approaches. But it’s a real combination of Web 2.0 and grassroots participation. For example, CELAC is almost entirely populated with locally generated content. As Ednah says, ‘We are sharing information from our great grandfathers that we are losing in our generation.’  

Essentially, it’s a great combination of the online – Blogs, Google Maps, Wikis, online documentation, chatrooms – and the offline – a weekly mobile phone SMS farmers’ information service, village knowledge brokers, monthly farmer forum meetings, village meetings, radio, and hard copy documentation. They are even developing an e-learning tool for primary school children. 

Ednah is candid about the challenges they face. ‘The Internet is expensive, and needs power,’ she says. ‘It’s a problem in a country where access to electricity is intermittent.’ There is also the issue that people need to change their attitudes towards sharing information, rather than ‘hoarding’ it. And sometimes the technology doesn’t work – and is abandoned. ‘We did have a Wiki,’ Ednah says. ‘But the staff rejected it, as it was too complicated. But we plan to have a new Wiki for developing training material so that we can all comment and add to it.’ 

Ednah was a real inspiration. There was a long list of real life examples – not just the different technologies – but how the technology has made a real, positive change to people’s lives. My favourite was Cissy and her turkey farm. Ednah told us, ‘She learnt how to rear turkeys on SMS!’

This morning, I overheard Dr Hansjorg Neun of CTA talking to Ednah Karamagi. He asked Ednah, ‘Why do you think you have been so successful?’

Ednah’s reply was, ‘You have to use as many methods as you can to reach your community.’

Well, BROSDI are doing that in style. Let’s hope they continue to get the support they need to keep this pioneering organisation going from strength to strength.    


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Le continent Africain ne peut pas être en marge de cette nouvelle mouvance dictée par l’internet participatif. Elle est aussi concernée par le Web 2.0 dont ces outils sont accessibles à tous. Si un problème d’accès se pose, il pourrait être réglé avec l’explosion du téléphone portable, de la radio et de la télévision.

«L’Afrique est belle et bien concernée par le Web 2.0. Ces outils sont accessibles aux Africains», a déclaré l’un des maîtres d’œuvre de la conférence et agent au Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), Aboubacar Koda Traoré. Il tente ainsi de couper court aux allégations et réactions qui prétendent que le continent Africain est en marge de cette révolution.

Interpellé ce mercredi 26 septembre en marge de la conférence sur le Web 2.0 pour le développement rural qui se tient au siège de la FAO à Rome, il donne les raisons mais aussi les conditions pour que le continent noir puisse profiter de ces nouvelles applications et technologies.

«Je pense que ces outils sont accessibles aux africains parce qu’ils sont participatifs, faciles d’accès et d’utilisation. Tu n’as pas besoin d’être informaticien pour produire. La barrière entre ceux qui produisent et ceux qui consomment s’estompe. Il reste le problème de connectivité», a déclaré Aboubacar Koda Traoré de manière optimiste.
 
Radio, télévision et portable pour régler le problème d’accès

La solution proviendrait, selon lui, du téléphone portable, de la radio et de la télé, bref des outils des technologies de l’information et de la communication (Tic) qui ont fait une percée remarquable dans les différentes contrées africaines. «Il faut créer un relai entre les personnes mais aussi entre les outils comme la radio, la télévision et l’internet. Ce lien est fondamental, c’est une intégration de ces outils qui va régler le problème de l’accessibilité», a-t-il indiqué.

Le nigérien a insisté sur le fait que l’avantage de ces technologies c’est que l’individu n’a pas besoin d’une formation. Il découvre et commence à pratiquer. Sa conviction profonde est que «l’Afrique peut se connecter. Elle est, en effet, en train de se connecter parce que si on analyse le taux de croissance on se rend compte qu’il s’élève maintenant à 643%. Ces statistiques reflètent la réalité».

Le coordonnateur du programme Tic du CTA a tenu à faire une mise au point pour extirper de l’esprit des personnes qui pensent qu’avec le Web 2.0 l’agriculture sera boostée, les récoltes vont fleurir. «Ni le Web 2 ou 3 ne va remplacer la science et autres domaines du développement qui existent déjà. La question de l’agriculture demeure. Ce n’est pas le web 2 qui peut régler ça. L’internet de deuxième génération se limite au réseautage et au partage de connaissances et d’expériences. C’est en quelque sorte la technologie au service des usages et du développement», a fait remarquer Aboubacar Koda Traoré.

Le challenge de la qualité

Par rapport aux craintes formulées par des participants sur les risques que peuvent engendrer la prolifération de blogs et autres outils de publication, il a reconnu que «ces craintes sont justifiées parce que plus il y a de monde producteur de contenu, plus il se pose un problème de qualité, de fiabilité et de pertinence, il faut trouver les meilleures réponses à apporter à ces craintes sinon le Web 2 pourrait en pâtir». Il faut selon lui trouver le moyen de donner une valeur à ces contenus.

Cette conférence est à l’initiative du CTA qui a été créé en 1983 dans le cadre de la Convention de Lomé entre les États du groupe ACP. Elle a été organisée par le CTA, la FAO, l’IICD et la GTZ avec un partenariat de l’Institut Panos pour l’Afrique de l’Ouest (IPAO) pour la couverture médiatique de cette rencontre internationale première du genre.

Ibrahima Lissa FAYE
 


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Le Système d’Information Scientifique et Technique (SIST) est un dispositif de collection d’information en réseau. Il participe à l’amélioration de l’accessibilité sur le Net des travaux de recherche menés dans 12 pays d’Afrique (Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Madagascar, Mali, Maroc, Nigeria, Sénégal, Tunisie).

Le SIST a pour mission, selon Joël Sor du Cirad en France, d’orienter les acteurs de la recherche dans le dédale des sources dédiées à l’information scientifique. Les contenus produits au sein du SIST sont donc limités et prennent la forme de dossiers documentaires qui fournissent des orientations sur des thèmes scientifiques et techniques.

Des bases de données scientifiques ou documentaires sont créées pour les besoins d’un réseau d’experts et d’équipes de recherche, des forums de discussions et des listes de diffusion pour animer un projet ou un réseau, des wiki que tout usager peut créer et modifier à volonté. «Les gens attendent une certaine fluidité par rapport à l’information. Le SIST ne stocke pas de données. Il est dans une logique de moteur de recherche, de travail collaboratif pour les équipes de recherches» affirme Joël Sor. 

Le SIST effectue ses recherches à travers 140 sources d’informations scientifiques de diverses origines. Les informations scientifiques proviennent d’organisations internationales mais aussi d’établissements de recherche et d’enseignement supérieur ou de producteurs d’informations scientifiques du secteur privé. Les sites Web indexés par le SIST sont des sites institutionnels ou des sites scientifiques de groupes d’organismes. Les sites Web personnels ou les blogs sont exclus des sources et outils d’informations proposés. Quant aux sites commerciaux (.com), ils font l’objet d’un travail préalable de recommandations ou de dossiers documentaires.

«Face à cette évolution des technologies de l’information et du foisonnement de l’information, où trouver l’information pertinente ? » Sur le SIST, semble dire Joël Sor car le système offre un méta-moteur de recherche pour interroger en même temps plusieurs bases de données et sources.

Ces contenus visent prioritairement les scientifiques des 12 membres du projet. Ils complètent les SIST nationaux par des sources d’origine internationale, régionale ou transversale. Les sources d’informations sont en français et en anglais pour tenir compte des langues utilisées dans les 12 pays.

Les domaines d’intervention du SIST sont la gestion des ressources en eau, des maladies émergentes, la biotechnologie végétale et la biosécurité, les technologies de l’information et de la communication, la valorisation des patrimoines culturels, et l’agronomie.

Le SIST est un projet de coopération du ministère français des Affaires étrangères. Il vise à désenclaver la recherche africaine, à promouvoir une dynamique de l’expertise et à mettre la science africaine au service du développement durable. Le projet a été lancé en 2003 et a officiellement démarré en janvier 2004.

Par Ramata Soré


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Dans un monde rural dominé par l’oralité, «les populations très souvent analphabètes ont besoin de voir et d’entendre pour une meilleure interactivité  et la vidéo ne serait pas pour gêner cela. On peut donc passer plus facilement des messages vidéos pour faire de la sensibilisation et de la formation.» soutient Sylvestre Ouédraogo responsable de l’Association Yam pukri intervenant dans le monde rural au Burkina Faso.

Ces propos sont soutenus par Prince Deh, vice-président de Ginks du Ghana. Lors de la conférence sur le web.2 à Rome, il a affirmé que «La vidéo attire plus que les autres blogs textes ou les sites web» parce que les gens veulent voir des images. Aussi, un vidéoblogue (Video blog, vlog en anglais) est un blog diffusant essentiellement des vidéos pouvant être commentées ou non par des visiteurs de tout genre.
Selon un participant, venant d’Ouganda, partant de ses expériences dans les différents villages de son pays, «Les outils du web.2 sont beaucoup plus facilement acceptés et utilisés par les populations que les autres précédents outils du web ».

En effet avec la vidéo, les populations peuvent filmer leurs pratiques, partager des stratégies sur comment augmenter leurs productions, conquérir plus de  marchés et établir des stratégies de collaboration. Les réactions ou feed-back peuvent être écrites ou orales pour un partage de connaissances et d’informations sur diverses thématiques. Alors de nouvelles possibilités s’ouvrent en terme d’interactivité entre des communautés qui n’auraient pas eu cette chance d’échanger et de partager des informations.

«Avec le vlogging, il peut être possible aux Communautés de choisir leur langue et les modules en fonction de leurs besoins contrairement à la télévision classique qui ne permet pas cela », précise Sylvestre Ouédraogo. Cette nouvelle interactivité est d’autant plus nécessaire dans les zones rurales  «qu’il y a beaucoup de messages à faire entendre et à faire passer » souligne Prince Deh.

Par ailleurs, ces vidéos sont également un moyen de conservation de l’information locale et d’archivage. 

De toute façon déclare Sylvestre Ouédraogo «C’est aux populations de réinventer ou de créer des espaces d’expression à travers les outils modernes comme elles l’ont fait avec le téléphone portable (surveillance entre couples, recherche de sécurité, espionnage…)».

Pour l’heure, un certain nombre de contrainte empêche l’appropriation effective du web.2. L’insuffisance ou l’inexistence d’infrastructures, le faible débit des bandes passantes et le manque d’engagement des Etats des pays en voie de développement dans la vulgarisation du Web.2. 

Ramata Soré 


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Report back on: Agric Market Information Systems 2.0: Making it private, profitable and peer2peer – a presentation by Mark Davies, Tradenet.biz

 ‘Why source your maize from many small local producers in Africa, when with just one phone call it can all be shipped from Argentina?’ 

OK: I’ve paraphrased Mark Davies here. But I think it sums up two things: why Tradenet.biz was needed – and what it is beginning to change.  

Farmers need prices in order to compete in the open market. Product developer Davies realised that he could meet a real need. ‘Market information is complicated and frustrating – it’s extremely complex data,’ Davies says. ‘I realised that here was a great business opportunity to work in an area that I thought was interesting.’

A couple of years ago, he began working on Tradenet.biz, an information portal for African agricultural markets. Paying, registered users input and update agricultural market information into an online customised database: off-lorry prices, farm gate prices, market place prices, wholesale prices. In turn, users can request information relevant to them, which is then sent out to them in a text message.

‘These are real-time SMS uploads from the markets,’ explains Mark. And it means that the information is accessed by mobile phone – and not through an unreliable and costly Internet connection. 

TradeNet.biz is currently operating in 13 African countries. There are 439 commodities online. So far, there have been 650,000 price uploads. There are more than 5,000 registered users.

But the real evolution came when TradeNet.biz moved from Web 1.0 to Web 2.0 based on an innovative peer2peer process.

‘The first version was a classic, top-down and centrally managed model,’ Davies says. ‘Was the data really accurate or relevant? What we needed to understand was the market itself, not just the NGOs’ needs.’ 

Davies realised that the people with the best data were the buyers, the sellers, and the producers – those in the market place themselves. ‘We needed to refocus,’ he says. ‘We had to get the participants to upload this data themselves.’

One important feature of TradeNet is that it’s not all virtual. A key factor in its success has been the establishment of permanent TradeNet.biz kiosks in market places. These kiosks act as information points – and the kiosk workers can also act as translators, greatly reducing the problem of the language barrier. In future, Davies says, these kiosks could create real opportunities for entrepreneurs, opening new kiosk franchises in villages. 

Despite initial reluctance, people are really beginning to see the value of what TradeNet has to offer. ‘It’s a powerful analytical tool,’ Davies says. ‘For the first time, we are able to get views of markets across countries, and we can begin to see the price differentials. But we’re really just beginning – we’re only three years into a five-year research and development phase.’  

There is anecdotal evidence that it’s working. Davies mentions that one trader in Nigeria commented:

‘You have turned our local market into an international market.’


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«Le Web 2.0 permet de se révolter, de donner la voix aux peuples marginalisés de s’exprimer pour sortir de l’ornière», a déclaré ce mardi 25 septembre, Dimitri Ange Niossoubantou d’Azur développement, un réseau d’associations d’Afrique, basé dans la République de Congo Brazzaville, très actif dans l’utilisation des outils du web 2.0 pour le réseautage, le partage des connaissances et la mobilisation autour des causes des populations.

Dimitri Ange Niossoubantou, coordinateur web (webmaster) fait ainsi, référence aux personnes vulnérables et défavorisées comme les pygmées d’Afrique centrale. C’est, en effet, l’objet de la communication qu’il présente ce mercredi après-midi en Green room au siège de la FAO à Rome. «Nous leur donnons la parole avec le podcasting et bloggons à leur place. Nous essayons de les mettre en exergue, de montrer au monde entier ce qu’ils font, les conditions dans lesquelles ils vivent. Nous faisons ces actions parce que nous considérons qu’ils ont le droit de vivre», a indiqué Dimitri Ange Niossoubantou.

Selon lui, ces actions ont eu des retombées dans la mesure où «ce blog (http://pygmiescongobrazza.blogspot.com/) enregistre beaucoup d’interventions et des gens de divers pays font des donations pour ce peuple. C’est intéressant parce que cela touche la sensibilité des gens et les fait réagir».

En plus de la parole, Azur développement utilise de l’image pour communiquer et créer une synergie autour de ces populations «reculées». C’est ainsi que sur ces sites (http://www.flickr.com/photos/pygmeescongo/, http://www.flickr.com/photos/azurcongo/) des photos illustrant les conditions de vie et la situation de ces personnes sont exposées.

Ce consortium d’Associations africaines compte également des organisations féminines qui sont beaucoup plus basées au Congo Brazzaville. Il leur donne l’opportunité, comme il le fait avec les pygmées et autres, de s’exprimer, d’apparaître sur la toile et de tisser un réseau de partenariat pouvant les aider à écouler leurs marchandises ou à financer leurs activités. Dimitri Ange Niossoubantou a donné en exemple le projet sur les récoltes maraîchères mis en œuvre dans deux localités de son pays «Niari» et «Pointe Noire». Ce genre d’activités contribue, de son avis, à la lutte contre la pauvreté parce qu’il génère des revenus pour ces couches marginalisées de la population.

A côté du volet humanitaire, Azur Développement s’est investi dans le réseautage. L’organisation coordonne depuis plus de trois ans maintenant, selon Dimitri Ange Niossoubantou qui gère le point focal, un vaste réseau de plus de 215 organisations et individus impliqués dans la lutte contre le VIH/SIDA. «Ce réseau dénommé Réseau Sida Afrique (www.reseausida.org ou http://azurweb.blogspot.com) est présent dans près de 17 pays d’Afrique francophone. Nous communiquons grâce à une liste de discussion par laquelle nous échangeons des informations, organisons des débats et aussi des formations», a-t-il souligné.

Dimitri Ange Niossoubantou a été interpellé en marge de la conférence internationale sur le Web 2.0 pour le développement rural initiée et organisée par le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) avec la FAO, l’IICD et la GTZ avec la participation de l’Institut Panos dans la couverture médiatique.Ibrahima Lissa FAYE


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Une conversation avec Giacomo Rambaldi du CTA nous a permis de savoir comment les organisateurs pensent capturer les impressions des participants.

La conférence a débuté il y a deux jours, avez-vous une idée des premiers retours des participants ?
« Democracy wall » a été mis en place au cours de cette conférence pour stimuler des réactions bien précises. Comme, vous allez le constater, sur le tableau placé à l’entrée de la Green Room, il y a un certain nombre de questions pour les participants et nous attendons leurs réponses. « J’ai appris, j’ai senti, j’ai découvert, j’aimerais suggérer, etc ». Cela permet donc à n’importe qui de réagir de façon indépendante, notamment à ceux qui ont du mal à parler en public.

Pour les organisateurs, ces messages sont très importants parce qu’ils permettent d’avoir une idée de la manière dont les participants perçoivent la conférence. C’est aussi valable pour les travaux en atelier. A la fin de la journée, on se réunit autour des résultats et on fait un exercice de catégorisation et de classement des préoccupations par ordre d’importance. Les résultats sont ensuite transférés sur le wiki de la conférence. Democracy wall permet donc d’avoir une compréhension des réactions et de faire, dans la mesure du possible, les adaptations nécessaires au déroulement de la conférence.

Est-ce que cela a déjà donné les résultats escomptés ?
Le bilan est encore un peu mitigé car nous avions installé le dispositif assez tardivement pour la pré-conférence. Il y a eu quelques réactions, certes. Mais je crois que c’est progressivement que les gens vont se familiariser avec cet outil.

Avec l’usage des outils virtuels participatifs, ne pensez-vous pas que « Democracy wall » peut se présenter comme une méthode de communication un peu dépassée ?
Quand on « virtualise » tout, on est parfois très loin de la réalité. Il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas venues avec leur ordinateur portable. D’autres qui ont amené leur portatif n’ont pas tous accès à l’Internet. Il faut donc donner la chance à tout le monde de s’exprimer.

L’usage des deux canaux est important. De plus, « Democracy wall » a l’avantage de capter juste en quelques mots l’idée des participants alors que sur les blogs, les gens écrivent sur plusieurs lignes. C’est donc plus facile pour nous de regrouper les informations à travers le « Democracy wall ». 

Réalisation Gnona Afangbédji


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Interview audio

Afin de ne pas faire de laissés-pour-compte, l’organisation de la conférence web2fordev a mis les petits plats dans les grands en créant des espaces parallèles d’échanges au profit des participants. « Open space » et « Democracy wall » constituent deux créneaux d’expression libre pour enrichir le débat sur le Web2 et son intégration dans les problématiques liées au développement à la base.

« Open space » ou espace ouvert, est une forme de non conférence qui offre la possibilité aux participants de proposer des sessions sur les thèmes qui ne sont pas prévus dans le cours de la conférence, de présenter des sujets ou de poser des questions auxquelles n’importe quel participant pourrait apporter si possible des réponses. Selon Lucie Lamoureux, cheville ouvrière de « l’Open space » de la conférence, l’espace n’a pas besoin d’un présentateur. « Chaque personne qui dispose des compétences pour approcher une question devient un expert en soi », explique-t-elle. Pour la première journée de la conférence, une vingtaine de sujets est déjà affichée tels que le partage de la position de l’Association cotonnière africaine sur le problème du coton africain, le projet d’un ordinateur pour chaque enfant, ou encore l’appropriation des outils Web2 par les communautés de pêcheurs.

L’intérêt pour l’espace ouvert s’est manifesté, bien avant la conférence à travers une liste électronique à partir de laquelle, plusieurs participants ont exprimé leur désir de se prononcer sur diverses questions.
« Democracy wall », qui partage le même souci d’ouverture que l’espace ouvert, vise surtout à recueillir les sentiments, les questions, les opinions et surtout les attentes des participants de la conférence.

Le principe consiste à mettre en place un vaste tableau sur lequel le participant qui le désire pourra cocher un mot suivant les rubriques que les organisateurs ont créée. Giacomo Rambaldi du CTA, l’un des animateurs de la conférence, explique qu’il s’agit d’un outil destiné notamment à certains participants qui n’ont pas le courage, l’habitude ou la chance de parler, au cours des sessions plénières.

Bien que les deux outils n’empruntent pas les nouvelles technologies, il s’agit d’un pont que les organisateurs ont voulu faire entre le physique et le virtuel afin de faire de l’approche participative, le leitmotiv de la conférence.

Listen also to Lucie Lamoureux (Bellanet) on the Open space concept


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Le volet social a dominé les interventions, après l’ouverture de la première conférence internationale sur le Web 2.0 pour le développement du monde rural, ce mardi 25 septembre au siège de la FAO à Rome. Beaucoup de conférenciers et de participants ont abondé dans ce sens en plaidant pour une meilleure utilisation des outils du Web 2.0 surtout dans le domaine de l’agriculture et du développement du monde rural. Avec des exemples précis tirés des pays de  l’Amérique latine comme le Pérou et d’autres zones du monde, certains conférenciers comme Eric Gundersen ont invité les participants et autres personnes qui suivent la conférence via le blog ou des médias à se départir de leurs vieilles habitudes qui consistent seulement à utiliser  les mails, les serveurs avec des fichiers et contenus statiques avec l’Html au profit des blogs et autres moyens de publication disponibles avec l’avènement de la deuxième génération de l’Internet. Selon Eric Gundersen, la création du blog est guidée par un souci d’améliorer considérablement et d’accroitre le flux d’informations. Pour étayer son argumentation, le conférencier a révélé que le rapport sur le réchauffement de la planète, sorti récemment, a généré 36 000 réactions à travers le monde. Les raisons de la création du blogEric Gundersen a, à cet effet, estimé que le blogging, le tagging, le blogroll, entre autres constituent des logiciels sociaux. Ces outils permettent une interaction et la création de réseau entre les personnes et groupes de divers horizons. C’est dans ce même sillage qu’il a évoqué les possibilités qu’offrent Wikipédia qui est une encyclopédie électronique et en même temps celle d’avoir des conversations, des discussions avec un blog. M. Gundersen a, par ailleurs, fait un plaidoyer pour les logiciels libres qui pourraient selon lui aider à adapter les ressources. «On peut accorder une valeur aux blogs et aux  différentes sources. Cela représente de grands bénéfices»,  a-t-il souligné. Avant d’ajouter que les «les logiciels libres vous donnent une grande flexibilité vous pouvez interagir et faire les changements que vous souhaitez«Le blog est en train de mettre des gouvernements en crise»L’un des maîtres d’œuvre de la conférence, Giacomo Rambaldi du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) n’a pas voulu entrer dans le débat des logiciels libres, mais il a reconnu les avantages qu’offre le Web 2.0 et ceux qui ont mené la lutte pour le faire émerger. Les applications et technologies du Web 2.0 sont des «outils qui permettent au web d’être accessible», a-t-il affirmé avant de marteler que «c’est la société civile qui a mené ce combat». Un processus qui s’est, selon lui, déroulé du bas vers le haut et qui est en train de mettre beaucoup de gouvernement en crise. «Avant les gouvernements contrôlaient les blogs et les médias. L’internet c’est un outil qui favorise la démocratisation parce qu’il permet à n’importe qui de communiquer», a conclu Giacomo Rambaldi.Cette conférence sur le Web 2.0 pour le développement rural est à l’initiative du CTA qui a été créé en 1983 dans le cadre de la Convention de Lomé entre les États du groupe ACP. Elle a été organisée par le CTA, la FAO, l’IICD et la GTZ avec un partenariat avec l’Institut Panos Afrique de l’Ouest pour la couverture médiatique de cette rencontre internationale qui se déroule depuis lundi dans les locaux de la FAO à Rome. Ibrahima Lissa FAYE


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Audio interview

We had an interesting presentation on Tuesday afternoon on the use of a Semantic Wiki Tool to Build a Repository of Reusable Information Objects in Agricultural Education and Extension by Prof. Chatterjee.
He stated that the mass of unstructured information in the field of agriculture is huge and that content is still dispersed without any unified view to integrate the resources. He claimed that the need to extract and re-use these fragments of knowledge was key to improving rural livelihoods. The combination of Web 2.0 tools offer practical solutions to link the floating information scattered into one repository. The challenge is to enable a better organization and navigation of the available content, its localization, customization and delivery to extension workers and educators.

The first originality of the project is that it aims to aggregate content using meanings and concepts rather than using word recognition – which, traditionally, Google and other search engines are doing. But the human mind works by interlinking intuitive concepts. Prof. Chatterjee gave the example of Rome to show that to fully understand a knowledge fragment, it was essential to go further than key words and play with meanings, weaving possibilities. For example, for Chatterjee, Rome equates to FAO and Julius Cesar. But perhaps for you, it means Web2fordev and Coliseum.

On the other hand, the Indian Institute of Technology works with different layers of agricultural knowledge from various sources – academic and institutional sources such as FAO but also tacit content, gathered in a bottom up dynamic from farmers’ communities and through horizontal networks.

Prof. Chatterjee gave the example of the vasat virtual academy for the semi-arid tropics areas. The VASAT is a coalition of experts, rural families and their organizations using various tools such as the Mediawiki semantic tool and FAO Agrovoc, to enhance preparedness to face drought by compiling existing knowledge. VASAT emphasizes creating demand-driven content that can be easily accessed, understood and applied by rural stakeholders. Need-based content thus developed with partners (national and international) is uploaded here. These are then accessed and adapted by local partners, intermediaries and rural farm communities.

The project doesn’t question the traditional way to retrieve and exchange knowledge but does address its limitations (very few farmers indeed benefit from traditional extension services) and highlight the need to complement it by bringing up fragments through digital media. Benefactors of the project should be primarily farmers, leading to better livelihoods; in addition, agricultural knowledge will be boosted and scientists will also benefit.

Eventually, Chatterjee hopes to call for a more global aggregation of agricultural knowledge which would include more international institutions.

Ecouter aussi la réaction de Thierry Doudet, Chef du Départment développement des capacités du CTA


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La bourse de commerce agricole du Kenya (KACE) est une société du secteur privé, lancée en 1997, qui facilite les échanges entre vendeurs et acheteurs de produits agricoles par la mise à disposition d’informations appropriées et des opportunités de vente.

Cette bourse qui a été présentée au premier jour de la conférence Web2fordev à Rome, s’appuie sur des technologies de l’information et de communication pour proposer aux fermiers, acheteurs et vendeurs, les prix des différents produits disponibles sur les marchés.

Et pour Wycliffe Ochieng, responsable du KACE, l’objectif de la bourse est d’être une bourse du commerce facilitant des échanges et offrant diverses possibilités autour des produits agricoles sur les marchés kenyans, régionaux et internationaux.
Elle a élaboré différentes stratégies, avec notamment la mise en place de points d’information agricole dans les marchés (MIP).

Selon Ochieng, les MIP sont des kiosques d’information situés aux centres des marchés ruraux. Ils ne disposent pas d’énergie électrique ni des services de téléphonie fixe. Ces kiosques proposent aux fermiers, aux vendeurs et acheteurs des informations sur les prix des différents produits agricoles tels que le maïs, le haricot, la pomme de terre et la tomate, et sur la disponibilité de ces produits.

« Nous avons actuellement au Kenya une dizaine de MIP et nous projetons d’en installer dans toutes les zones agricoles du pays », a expliqué Ochieng.
Les MIP sont sous le contrôle des centres d’information du marché (MIC). Ces derniers sont équipés de matériel informatique avec un accès à internet. Ils ont aussi des téléphones mobiles et un fax. Les MIC reçoivent les informations qui sont ensuite imprimées et distribuées aux MIP.

La bourse a développé un service d’envoi et de réception de messages court, SMS, par le téléphone portable.

« Nous avons lancé ce service avec le soutien le Safaricom, un principal fournisseur de service de téléphone portable au Kenya et nous sommes en négociation avec un deuxième fournisseur de service de téléphonie mobile dans le pays dans le souci d’étendre la liste des abonnées à ce service », a dit Ochieng

Les bénéficiaires du système sont des fermiers, basés dans toutes les régions du pays, qui s’abonnent aux cours des matières premières de différents marchés.
L’utilisateur reçoit et paye les messages de SMS au fournisseur de service. Un service qualifié de « facile », « fiable », « commode » et peu coûteux.

Dans le souci de répondre aux besoins des clients, Wycliffe Ochieng a souligné que le KACE a également développé une ligne téléphonique verte qui permet aux utilisateurs d’avoir accès à l’information du marché par la messagerie vocale.

« Ce service est disponible en anglais et en Kiswahili et les appelant sont guidés par un menu préenregistré pour accéder à l’information », a-t-il dit.

La bourse de commerce agricole du Kenya tisse ainsi le lien entre les fermiers et les acteurs du monde agricole par le biais des nouveaux outils technologiques.

interview-wycliffe-ochieng-kace-kenya.mp3

Noel Tadegnon


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L’enthousiasme que dégage le Web2 pour le développement occulte certaines questions de fond que certains participants n’ont pas manqué de soulever à la séance plénière du mardi 25 septembre.

C’est Dr Hansjorg Neun, Directeur du CTA qui, le premier, a exprimé ses inquiétudes face à l’appropriation des outils du Web2 par les populations défavorisées, marquées par un taux d’analphabétisme assez élevé. Il s’agit d’un grand pavé dans la marre de ceux qui croient que l’internet de deuxième génération constitue un raccourci précieux pour faciliter l’accès à l’information du monde rural.

Lorsqu’on prend les applications Web2 - blogs, wiki, tags - l’interactivité qui les fonde laisse penser qu’elles constituent une passerelle évidente et importante pour l’accès à l’information du monde rural. La démonstration faite hier par le Prof. Jayanta Chatterjee, sur l’expérience en matière indienne de partage d’information agricole sonore (audioblog) en est une illustration (www.dealindia.org).

Mais, nombreux sont les participants à la conférence sur le Web2 qui ont voulu mettre un bémol à l’euphorie que suscitent les technologies de l’Internet participatif. « Quels usages voulons-nous que les gens fassent du web2 lorsqu’ils ont des problèmes de connectivité et d’accès aux infrastructures de base ?’’, s’interroge Anriette Esterhuysen qui détient une expérience avérée dans l’appropriation des TIC par les pays en développement.

Selon elle, la réduction de la fracture numérique entre le Nord et le Sud (et notamment au sein des pays les plus pauvres) constitue une condition à la réussite d’un développement par l’Internet participatif. Aussi, Anriette Esterhuysen propose-t-elle une nouvelle approche dans le renforcement de capacités des acteurs des pays du Sud. ‘’Il faut apprendre aux gens à utiliser les outils seulement lorsqu’ils ont un accès, autrement c’est une nouvelle forme d’exclusion qu’on encourage et cela viendra également creuser des inégalités entre les nantis et les pauvres’’, prévient-elle tout en plaignant pour un accès universel à l’internet pour faciliter une participation plus démocratique aux prises de décision.

La culture de l’oralité qui caractérise les pays du sud et la diversité linguistique exigent également une certaine convergence entre les applications du Web2 et les outils de télécommunications plus accessibles au plus grand nombre ainsi que l’adoption du plurilinguisme dans le partage et la diffusion de l’information.

Au Pérou, il a été possible de mettre en place, grâce au téléphone portable, un réseau d’échanges qui relie plusieurs centres d’information aux petits agriculteurs d’une localité afin de leur donner des connaissances en matière d’irrigation dans une région victime du réchauffement de la planète. L’usage des Sms pour partager des informations sur le marché agricole en Afrique de l’Ouest est également développé par le Mistowa, à travers le réseau en ligne tradenet, www.wa-agritrade.net.

Autant d’exemple pour montrer que le processus participatif que facilite le Web 2 ne serait efficace pour le monde rural que lorsqu’il emprunte des outils qui se basent sur l’oralité et la complémentarité entre internet et les moyens de communication populaire. 

Il s’agira donc pour les développeurs d’applications d’envisager des technologies plus adaptées au contexte socio-économique des pays en développement. Sinon, l’excitation positive que procure les outils de Web2 ne serait que pur fantasme pour les vrais acteurs du développement à la base.

Gnona Afangbédji


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«J’ai un blog personnel. J’y mets mes appréciations sur le développement. Par ce biais, je rencontre des gens et j’espère en connaître d’autres. Sur mon blog, les bloggeurs y laissent des commentaires. Je pense que c’est un bon moyen pour apprendre et c’est ce que je fais avec mon blog. Chaque personne peut avoir un blog et c’est très intéressant pour chacun de l’avoir en tout cas pour ceux ou celles qui veulent partager quelque chose» a affirmé Christian Kreutz de l’agence GTZ lors de la pré-conférence du Web.2 à Rome en Italie.

A cet effet, il existe plusieurs types de blog et leur existence dépend de l’objectif que vise l’auteur.

Par exemple ; le blog-photo est essentiellement composés de photos. Il peut être utile pour le monde rural car il leur permet d’exposer et de vendre via le blog les productions aussi bien artisanales qu’agricoles et de diffuser de nombreuses autres techniques agricoles souligne Sylvestre Ouadraogo, Coordinateur de l’association Yam pukri. Le blog est utilisé dans ce sens par l’association Yam Pukri du Burkina Faso pour la promotion de techniques agricoles dans les zones rurales.

Aussi, les paysans peuvent toujours utiliser le blog CV pour mettre en évidence leurs atouts professionnels, leurs connaissances, leur savoir-faire, leurs expériences ainsi que leurs formations dans divers domaines.

De même, le blog carnet de voyage pour son auteur permet de donner de ses nouvelles à ses proches et sur ce qu’il a découvert à l’étranger et ce qu’il vit.

Réelle espace de partage, le blog établit une communication horizontale selon Christian Kreutz ainsi, il rend dynamique une interface d’entreprise et la publication d’informations plus accessibles au grand public. Outre cela, le blog permet également à des PME d’avoir une présence sur Internet sans nécessairement avoir de compétences informatiques complexes à la création d’un site. D’ailleurs, nombreuses sont les entreprises qui utilisent le système du blogging comme moyen de communication interne, un espace de développement de projets où les employés peuvent interagir à volonté.

L’interaction est également visible sur un blog politique ou l’homme politique cherche une certaine proximité et accessibilité. De même, le blog d’actualité, en plus de donner des informations, est un espace d’expression dédié aux débats, aux idées. C’est le cas du blog de la conférence web.2for Dev.org aue vous etes en train de visiter.

Pour Christian Kreutz, le blog, c’est faire partir d’un réseau grâce à l’utilisation d’une technologie très légère donnant des orientations sur des grandes discussions. Avec le blog ; l’interaction est au maximum et nul besoin de connaissance en informatique pour être une star sur le Net, parler de soi ou poster des informations ou des images. Les mises à jour peuvent être effectuées depuis n’importe quelle connexion Internet. Les articles permettent à tous les visiteurs de réagir sur un sujet par des commentaires. Ces commentaires sont le lien particulier entre l’auteur et ses lecteurs.

Mieux ; l’usage du tagging, selon Christian Kreutz est un système de balisage qui permet de sauvegarder et de classer des contenus des blogs, des liens et de les partager avec d’autres utilisateurs via del.icio.us, reddit et digg-mashing. Le tagging est également appelé signet ou social bookmarking

Ramata Soré


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L’Internet se positionne comme un outil catalyseur mais aussi de partage de connaissances pour toutes les couches de la population mondiale. Les organisateurs de la conférence sur le Web 2.0 œuvre pour une meilleure appropriation et une utilisation efficiente des ces outils et applications au service du développement agricole et rural et de la gestion des ressources naturelles.

C’est un nouvel ordre mondial qui est en train de prendre forme avec le Web 2.0. Près de 350 participants venus des quatre coins du globe prennent part à la première conférence sur le Web2.0 pour le développement qui se déroule du lundi 24 au vendredi 27 septembre 2007 au siège de la FAO à Rome. Cette rencontre internationale a pour objectif d’explorer les possibilités d’accès, d’utilisation et d’appropriation de nouveaux outils pour les acteurs du développement et, en particulier, ceux du Sud. Il s’agit, en effet, de comprendre le rôle décisif que pourraient jouer ces nouveaux outils dans la manière dont les particuliers et les institutions communiquent et mettent à profit leurs connaissances pour résoudre les problèmes de développement rural. Elle vise, par ailleurs, à visiter les voies et moyens permettant aux acteurs du développement international de mettre à profit les opportunités techniques et organisationnelles offertes par les méthodologies, les approches et les applications Web 2.0.

Le Web 2.0 est la technologie «révolutionnaire» qui favorise l’existence de communauté virtuelle et d’interaction entre individus et groupes de divers horizon sans discrimination. Le Web 2.0, autrement dit l’Internet deuxième génération est, entre autres, caractérisé par des applications et technologies comme la téléphonie sur Internet (Voip), le partage de vidéo via Youtube, le partage de photos via Flickr, le tagging, système de balisage qui permet de sauvegarder et de classer des contenus et des liens et de les partager avec d’autres utilisateurs, Dgroups qui est une plate forme en ligne destinée aux communautés et groupes intéressés par les questions de développement international, le Skype qui permet la téléphonie sur Internet, Wikipédia qui est une encyclopédie en ligne… Ces outils ont comme dénominateur commun le partage au sens large du terme et assurent la jonction entre différentes communautés.

L’originalité de la conférence

L’originalité de la conférence réside dans le fait où les participants et les conférenciers se rencontrent et discutent selon  leurs propres intérêts dans le cadre des thèmes et sujets de la rencontre. S’agissant des espaces libres, le programme comprendra chaque jour un bloc de sessions en après-midi d’une durée de 60 à 75 minutes, approximativement et traitant sur les sujets principaux (Espaces virtuels, collaboration et échange des connaissances à distance; Outils appropriés à la publication en ligne; Recherche et accès à l’information en ligne). L’innovation majeure de cette rencontre est, en outre, que les participants peuvent utiliser  l’espace ouvert comme session incubatrice, ou d’entraide par les pairs, pour effectuer un remue-méninges sur les projets, problèmes et processus qui pourraient bénéficier de l’apport des outils Web 2.0. Il est, aussi, à noter que les projets et les approches sont définis par les participants et les conférenciers, et l’équipe de la Conférence fournit le soutien avec la réservation de pièce et d‘équipement.

Pour cette première conférence, plus de 30 sessions ouvertes sont prévues pour privilégier au maximum le partage d’expériences, tandis que 11 plénières et un panel sont inscrits au programme. La conférence proprement dite démarre à partir de mardi 25 septembre. Elle a été précédée, lundi par une pré-conférence qui a permis une prise de contact, mais à plus de 70 participants d’échanger, de partager des expériences sur les blogs, les tags, le wiki, skype, Unyte et les éléments de publication. Cette avant première qui s’est déroulée à la salle du Liban du siège de la FAO a été très vivante. Les présentateurs dont l’âge ne dépasse pas la trentaine ont expliqué avec engouement et détermination leurs expériences «fructueuses» sur le tag, le blog, le wikipédia, entre autres. L’assistance ne s’est pas seulement contentée de suivre, elle a participé avec des questions, des suggestions et des contributions. Des échanges ont, ainsi, permis de mesurer l’intérêt des uns et des autres pour ces outils. Après la plénière, des sessions pratiques ont été organisées dans l’après-midi pour permettre aux participants d’appliquer et de se confronter à la pratique des outils du Web 2.0. C’est ainsi qu’une ambiance scolaire a refait surface avec des participants concentrés sur les ordinateurs et les professeurs qui tentent de trouver réponse aux énigmes.
Ibrahima Lissa FAYE


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