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Web2ForDev 2007 was the first conference devoted to exploring the ways in which international development stakeholders can take advantage of the technical and organizational opportunities provided by Web 2.0 methods, approaches and applications.
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September 27th, 2007 by Gnona Afangbedji
«Nous sommes en train de mettre en place une plate-forme Web pour assurer une interactivité entre les observatoires de filières afin d’assurer une meilleure diffusion de l’information et un meilleur partage des connaissances », a déclaré au cours de l’une des sessions parallèles de la soirée du 26 septembre, Ndèye Diop, chargée de communication à la Conférence des ministres de l’Agriculture de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (CMA-OA).
Cette institution intergouvernementale, chargée entre autre de la diffusion des informations sur les politiques agricoles et commerciales, travaille avec un réseau d’organisations paysannes à travers des observatoires de filières installés dans des pays membres. Ces observatoires constituent des réseaux d’informations de marché logés au niveau des chambres d’agriculture. Les plus actifs sont l’observatoire régional de la filière oignon (basé à Niamey au Niger), celui de la filière racines et tubercules (basé à Bangui en Centrafrique), celui de la filière fruits et légumes (basé à Conakry en Guinée).
« L’usage des nouvelles technologies dans notre système d’information avec nos réseaux est très limité et nous sommes dans une démarche d’intégrer les outils du Web2 aux besoins d’accès à l’information de nos organisations partenaires », soutient Ndèye Diop.
Selon ses explications, la nécessité pour les organisations d’interagir se situe à deux niveaux. D’une part, il est question de faciliter le dialogue entre les producteurs et les décideurs et d’autre part de créer un espace devant permettre aux organisations de partager entre elles leurs expériences. Ce qui, permettra à ces acteurs de devenir aussi des fournisseurs de données et d’informations.
Aussi, indique-t-elle, la nouvelle plate-forme utilisera des outils comme le flux RSS pour créer de la valeur ajoutée à partir des informations diffusées par d’autres structures, le blog pour promouvoir un espace de concertation entre les acteurs du monde agricole. « Nous voulons également introduire dans notre système de publication l’outil wiki pour donner la possibilité aux internautes d’interagir », ajoute Ndèye Diop qui indique que la conférence sur le Web2fordev lui a permis de découvrir de nouveaux outils comme Unyte qui pourrait être utile dans le travail collaboratif avec les communautés à la base.
Gnona Afangbédji
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Tags: cmaoc, commerce agricole, internet, web2fordev | No Comments »
September 20th, 2007 by Gnona Afangbedji
Etre interactif, s’interconnecter pour avoir des informations sur la disponibilité du poisson et les prix sur les divers marchés, telle est l’ambition des mareyeurs béninois qui associent timidement le net à la promotion de leurs activités.
« C’est clair que nous avons besoin d’être interactif, de nous interconnecter pour véritablement prospérer nos affaires mais avant tout, il faut qu’on ait des partenaires qui soient dans la même mouvance que nous afin que nous puissions travailler en réseau ». Zacharie Mitopké, secrétaire général de l’ANM (Association des mareyeurs et mareyeuses du Bénin) a été piqué par le virus du Web et des échanges par le net grâce à une formation que lui a donnée à Cotonou la coordination nationale du Mistowa, un projet financé par un pool de partenaires au développement pour promouvoir le commerce agricole en Afrique de l’Ouest et faciliter l’accès à l’information des acteurs agricoles notamment à travers les TIC. Depuis lors, il est très souvent connecté et anime avec d’autres acteurs du monde rural, la plate-forme du commerce agricole en Afrique de l’Ouest, www.wa-agritrade.net qui favorise un accès en ligne des informations de marché sur une gamme variée de produits tels que les céréales, le poisson, les fruits, le bétail. Pour lui, l’internet devrait constituer un outil efficace pour les acteurs de la phase post-capture de la pêche qu’ils sont. « Il y a très souvent des périodes de pêche morte où il n’y a plus de poissons dans nos eaux et on a besoin d’avoir des informations sur les autres régions, de la même manière, il y a aussi des périodes d’abondance pendant lesquels nous cherchons des débouchés à l’extérieur. L’internet permet d’avoir facilement accès aux marchés d’approvisionnement et d’écoulement », explique-t-il. A l’intérieur du pays, l’association a besoin d’échanger avec sa base, d’avoir la situation du marché intérieur pour savoir agir en temps opportun.
Le besoin d’être connecté avec les autres collègues de la sous-région se fait également sentir notamment au lendemain des diverses séminaires d’échanges d’expérience auxquelles l’association participe. « Il y a quelques mois », raconte Victoire Aliou Gomez, la présidente de l’ANM, « j’étais à Bamako où j’ai eu la chance d’échanger avec des collègues venus de la Mauritanie qui ont une avance certaine sur nous dans le domaine de la gestion post-capture. On a décidé de faire des choses ensemble mais le contact n’est pas toujours facile ». Pour elle, au-delà des ateliers, l’internet devrait leur permettre de poursuivre les réflexions, de s’enquérir régulièrement des expériences des autres, de trouver des solutions à leurs problèmes et d’avoir une ouverture sur le monde. Madame Gomez qui a suivi la même formation que son secrétaire général note pourtant que la chose n’est pas aisée d’autant que la plupart de leurs collègues n’ont pas accès à l’outil informatique encore moins à l’internet. « J’avoue que même-moi, bien qu’ayant suivi la formation du Mistowa, je vais très rarement au cyber », confie-t-elle.
Bien qu’elle ait pris conscience que l’internet leur permet d’avoir le pouvoir de l’information pour mieux se positionner sur le marché, l’ANM est limitée dans son ambition d’adopter l’internet par l’épineux problème de moyens. « Nous avons la chance que beaucoup de nos membres soient allés à l’école, le besoin est réel mais nous n’avons pas le matériel informatique adéquat, ni la connexion internet » se plaint Monsieur Mitokpé qui surfe dans les cyber-cafés.
Actuellement, cette association se prépare à monter une fédération des mareyeurs et pêcheurs au niveau national et ambitionne de faire des commandes en groupe. Zacharie Mitokpé promet que la future fédération fera de l’Internet, un vrai outil de travail. « Mais il faudra encore une fois beaucoup de moyens pour former nos membres à la maîtrise de l’outil informatique, nous équiper et surtout disposer une expertise au niveau du travail en réseau. Mais nous y arrivons », promet-il.
Gnona Afangbédji
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Tags: commerce agricole, informations, interactif, internet, réseau | No Comments »