Une conversation avec Giacomo Rambaldi du CTA nous a permis de savoir comment les organisateurs pensent capturer les impressions des participants.

La conférence a débuté il y a deux jours, avez-vous une idée des premiers retours des participants ?
« Democracy wall » a été mis en place au cours de cette conférence pour stimuler des réactions bien précises. Comme, vous allez le constater, sur le tableau placé à l’entrée de la Green Room, il y a un certain nombre de questions pour les participants et nous attendons leurs réponses. « J’ai appris, j’ai senti, j’ai découvert, j’aimerais suggérer, etc ». Cela permet donc à n’importe qui de réagir de façon indépendante, notamment à ceux qui ont du mal à parler en public.

Pour les organisateurs, ces messages sont très importants parce qu’ils permettent d’avoir une idée de la manière dont les participants perçoivent la conférence. C’est aussi valable pour les travaux en atelier. A la fin de la journée, on se réunit autour des résultats et on fait un exercice de catégorisation et de classement des préoccupations par ordre d’importance. Les résultats sont ensuite transférés sur le wiki de la conférence. Democracy wall permet donc d’avoir une compréhension des réactions et de faire, dans la mesure du possible, les adaptations nécessaires au déroulement de la conférence.

Est-ce que cela a déjà donné les résultats escomptés ?
Le bilan est encore un peu mitigé car nous avions installé le dispositif assez tardivement pour la pré-conférence. Il y a eu quelques réactions, certes. Mais je crois que c’est progressivement que les gens vont se familiariser avec cet outil.

Avec l’usage des outils virtuels participatifs, ne pensez-vous pas que « Democracy wall » peut se présenter comme une méthode de communication un peu dépassée ?
Quand on « virtualise » tout, on est parfois très loin de la réalité. Il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas venues avec leur ordinateur portable. D’autres qui ont amené leur portatif n’ont pas tous accès à l’Internet. Il faut donc donner la chance à tout le monde de s’exprimer.

L’usage des deux canaux est important. De plus, « Democracy wall » a l’avantage de capter juste en quelques mots l’idée des participants alors que sur les blogs, les gens écrivent sur plusieurs lignes. C’est donc plus facile pour nous de regrouper les informations à travers le « Democracy wall ». 

Réalisation Gnona Afangbédji

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