« Democracy wall » et « open space » s’invitent au débat sur le web2
September 25th, 2007 by Gnona Afangbedji
Interview audio
Afin de ne pas faire de laissés-pour-compte, l’organisation de la conférence web2fordev a mis les petits plats dans les grands en créant des espaces parallèles d’échanges au profit des participants. « Open space » et « Democracy wall » constituent deux créneaux d’expression libre pour enrichir le débat sur le Web2 et son intégration dans les problématiques liées au développement à la base.
« Open space » ou espace ouvert, est une forme de non conférence qui offre la possibilité aux participants de proposer des sessions sur les thèmes qui ne sont pas prévus dans le cours de la conférence, de présenter des sujets ou de poser des questions auxquelles n’importe quel participant pourrait apporter si possible des réponses. Selon Lucie Lamoureux, cheville ouvrière de « l’Open space » de la conférence, l’espace n’a pas besoin d’un présentateur. « Chaque personne qui dispose des compétences pour approcher une question devient un expert en soi », explique-t-elle. Pour la première journée de la conférence, une vingtaine de sujets est déjà affichée tels que le partage de la position de l’Association cotonnière africaine sur le problème du coton africain, le projet d’un ordinateur pour chaque enfant, ou encore l’appropriation des outils Web2 par les communautés de pêcheurs.
L’intérêt pour l’espace ouvert s’est manifesté, bien avant la conférence à travers une liste électronique à partir de laquelle, plusieurs participants ont exprimé leur désir de se prononcer sur diverses questions.
« Democracy wall », qui partage le même souci d’ouverture que l’espace ouvert, vise surtout à recueillir les sentiments, les questions, les opinions et surtout les attentes des participants de la conférence.
Le principe consiste à mettre en place un vaste tableau sur lequel le participant qui le désire pourra cocher un mot suivant les rubriques que les organisateurs ont créée. Giacomo Rambaldi du CTA, l’un des animateurs de la conférence, explique qu’il s’agit d’un outil destiné notamment à certains participants qui n’ont pas le courage, l’habitude ou la chance de parler, au cours des sessions plénières.
Bien que les deux outils n’empruntent pas les nouvelles technologies, il s’agit d’un pont que les organisateurs ont voulu faire entre le physique et le virtuel afin de faire de l’approche participative, le leitmotiv de la conférence.
Listen also to Lucie Lamoureux (Bellanet) on the Open space concept
